Setter anglais : éducation, caractère et conseils de comportementaliste

par | Mai 25, 2026 | Races de chiens | 0 commentaires

Il y a quelques mois, Laurence m’a appelée un dimanche soir, complètement paniquée. Son setter anglais, Figaro, 14 mois, venait de disparaître pendant une balade en forêt de Sénart. Deux heures de recherches, des appels dans le vide, et finalement un voisin qui l’a retrouvé trois kilomètres plus loin, le nez au sol, totalement sourd aux rappels. Quand je lui ai demandé comment se passaient les promenades avant cet épisode, la réponse ne m’a pas surprise : « Il ne revient jamais quand il sent quelque chose. » Cette histoire, je l’entends au moins deux fois par mois dans mon travail d’éducatrice canine comportementaliste. Le setter anglais est un chien magnifique, attachant, d’une douceur rare. Mais c’est aussi un chien d’arrêt dont l’instinct de chasse peut transformer chaque sortie en épreuve de nerfs si on n’a pas posé les bonnes bases. Dans cet article, je te donne mes conseils concrets, forgés par 15 ans de terrain, pour comprendre le setter anglais et vivre avec lui en toute complicité.

⚡ Pas le temps de lire ?
  • Instinct de chasse : le setter anglais est un chien d’arrêt, son besoin de pister est inscrit dans son ADN, pas un défaut à corriger
  • Rappel : c’est LE défi numéro un, à travailler dès 8 semaines avec la longe et le suivi naturel
  • Sensibilité : ce chien réagit très mal aux méthodes dures, le renforcement positif est la seule voie qui fonctionne
  • Socialisation précoce : la fenêtre entre 3 et 12 semaines est critique, un setter mal socialisé deviendra craintif
  • Anxiété de séparation : le setter s’attache très fort à son humain, il faut préparer les absences dès le premier jour

Le setter anglais, un chien d’arrêt avant tout

Origines et sélection : comprendre son ADN de chasseur

Avant de parler éducation, il faut comprendre d’où vient le setter anglais. Et ça change tout dans la façon de l’accompagner au quotidien.

La race a été fixée en Angleterre vers 1860 par Edward Laverack, à partir de croisements entre des épagneuls, des braques et des pointers. L’objectif était clair : créer un chien capable de repérer le gibier à plumes, de s’immobiliser en position d’arrêt, puis d’attendre les consignes du chasseur. Le mot « setter » vient d’ailleurs de l’anglais « to set » (se coucher), en référence à cette posture caractéristique.

Le setter anglais est arrivé en France vers 1880 et il est aujourd’hui le chien d’arrêt le plus répandu dans l’Hexagone. Concrètement, ça veut dire quoi pour toi ? Que ton setter a été sélectionné pendant plus de 150 ans pour suivre des odeurs, courir dans de grands espaces et prendre des décisions en autonomie sur le terrain. Ce n’est pas un « défaut de caractère » quand il part le nez au vent : c’est son programme génétique qui s’exprime. Plus tu comprends ça, mieux tu pourras travailler avec lui (et pas contre lui). Si tu veux en savoir plus sur les races de chiens de chasse et leurs particularités, j’ai écrit un article dédié à ce sujet.

Lignée de travail ou lignée de beauté : deux setters très différents

C’est un point que beaucoup de futurs propriétaires ignorent, et qui change pourtant complètement l’expérience au quotidien.

Il existe deux grandes lignées chez le setter anglais :

  • La lignée de travail (field trial) : ces chiens sont sélectionnés pour leurs performances à la chasse. Ils sont plus légers, plus athlétiques, avec un poil un peu plus court et une énergie considérable. Leur instinct de chasse est très marqué.
  • La lignée d’exposition (show) : sélectionnée pour l’esthétique et la conformité au standard. Ces setters sont souvent plus calmes, avec un poil plus fourni et un tempérament légèrement plus posé.

Dans mon expérience, environ 80% des problèmes de comportement que je rencontre avec des setters viennent de propriétaires qui ont adopté un chien de lignée de travail sans être préparés à son niveau d’énergie. Quand tu choisis un setter, renseigne-toi sur la lignée de tes futurs parents. Un éleveur sérieux te donnera cette information sans hésiter.

Caractère du setter anglais : doux, sensible… et têtu

Un chien affectueux qui supporte mal la solitude

Si tu cherches un chien indépendant qui se contente d’un coin de canapé et de deux sorties pipi par jour, passe ton chemin. Le setter anglais est l’opposé absolu de ça.

C’est un chien qui a besoin de contact. Physiquement, il va venir se coller à toi, poser sa tête sur tes genoux, te suivre de pièce en pièce. Luna, ma Border Collie, a toujours gardé une certaine indépendance. Mon beagle Pixel est câlin par intermittence. Les setters que j’ai accompagnés, eux, sont sur un autre registre : ils ont un besoin quasi permanent de proximité avec leur humain.

Le revers de cette médaille, c’est une vraie vulnérabilité face à la solitude. Un setter anglais laissé seul trop longtemps, trop souvent, sans préparation, peut développer des comportements destructeurs, des aboiements excessifs ou des tentatives de fugue. J’y reviens plus en détail dans la section consacrée à l’anxiété de séparation.

Sa sensibilité : un atout et un piège éducatif

Le setter anglais est un chien sensible. Vraiment sensible. Et c’est à la fois ce qui rend son éducation agréable et ce qui peut tout faire capoter si tu t’y prends mal.

Côté positif : ce chien veut faire plaisir, il lit très bien tes émotions et il retient vite quand l’apprentissage se fait dans un climat de confiance. Le renforcement positif fonctionne à merveille avec lui : friandises, jeu, félicitations verbales.

Côté piège : un haussement de voix excessif, une punition physique ou même un simple geste d’impatience répété peut le bloquer complètement. J’ai vu des setters devenir craintifs, se figer en promenade, refuser de revenir vers leur propriétaire, simplement parce que celui-ci avait pris l’habitude de crier quand le chien ne revenait pas au rappel. L’ironie, c’est que plus tu cries, moins il revient. Son cerveau associe le retour vers toi à quelque chose de désagréable. C’est un cercle vicieux qu’il faut briser.

Autre trait de caractère à connaître : le setter peut être têtu. Pas par bêtise ou par mauvaise volonté, mais par sélection. Un chien d’arrêt doit savoir prendre des décisions seul sur le terrain. Cette autonomie se traduit parfois par un chien qui « choisit » de ne pas exécuter un ordre qu’il connaît pourtant parfaitement. La clé, c’est la cohérence : si la règle vaut lundi, elle vaut aussi dimanche.

Éduquer un setter anglais : les erreurs que je vois le plus souvent

Le rappel, le défi numéro un (et comment le travailler)

C’est la question que tous les propriétaires de setter me posent : « Comment je fais pour qu’il revienne ? » La réponse courte : tu commences dès le premier jour, et tu ne lâches jamais.

Voici ma méthode, celle que j’utilise depuis des années avec les setters que j’accompagne :

  1. Le suivi naturel chez le chiot (8-12 semaines). Quand ton chiot setter arrive chez toi, il a naturellement tendance à te suivre. C’est le moment en or. Promène-toi dans ton jardin ou un espace sécurisé, sans laisse. Change de direction régulièrement. Chaque fois qu’il te rejoint spontanément, récompense-le comme si c’était Noël. Tu poses les bases du rappel sans même prononcer le mot « viens ».
  2. La longe (3 à 6 mois). Passe sur une longe de 10 mètres pour les sorties en extérieur. Le setter a besoin de sentir une liberté de mouvement, mais tu gardes un filet de sécurité. Quand tu l’appelles et qu’il revient : récompense énorme. Quand il ignore le rappel : tu ne tires pas violemment, tu raccourcis doucement la longe et tu recommences.
  3. L’entraînement en milieu stimulant (6 mois et plus). Le rappel dans ton salon, c’est facile. Le rappel en forêt avec des odeurs de gibier partout, c’est une autre histoire. Tu dois pratiquer le rappel dans les lieux mêmes où tu le promènes. C’est la seule manière de rendre cet apprentissage fiable.

Conseil important : ne rappelle jamais ton setter uniquement pour lui remettre la laisse et rentrer. S’il associe le rappel à la fin de la promenade, il ne reviendra plus. Rappelle-le dix fois pendant la balade, récompense, relâche. Le rappel doit être synonyme de « quelque chose de bien va se passer ».

Canaliser l’instinct de chasse sans le réprimer

Beaucoup de propriétaires de setters non-chasseurs font cette erreur : ils essaient de supprimer l’instinct de chasse. C’est comme essayer d’empêcher l’eau de couler. Ça ne marchera jamais, et ça frustrera le chien.

L’approche qui fonctionne, c’est de rediriger cette énergie. En pratique :

  • Le pistage récréatif : cache des friandises ou un jouet dans l’herbe et demande-lui de chercher. Tu utilises son nez dans un cadre que tu contrôles.
  • Le mantrailing : c’est du pistage de personne. Les setters adorent ça et c’est un exercice qui les fatigue autant physiquement que mentalement.
  • Les jeux de recherche en intérieur : cache des friandises dans la maison. Même 10 minutes par jour, ça occupe son cerveau et ça satisfait son besoin de pister.

Antoine, un de mes clients, avait un setter nommé Théo qui partait systématiquement en courant dès qu’il sentait un faisan. Plutôt que de lutter, on a commencé à faire du pistage en forêt avec des pistes de friandises préparées à l’avance. En trois mois, Théo avait trouvé un exutoire à son instinct, et Antoine avait retrouvé des balades sereines. Il faut aussi choisir le bon harnais d’éducation pour canaliser un chien qui tire en laisse, surtout en phase d’apprentissage.

La socialisation avant 3 mois : la fenêtre à ne pas rater

Le setter anglais a une particularité que tous les manuels mentionnent mais que peu de gens prennent au sérieux : s’il est mal socialisé, il peut devenir craintif voire peureux à l’âge adulte. Et chez le setter, cette crainte peut se transformer en comportement de fuite, ce qui combiné à son instinct de chasse donne un chien très difficile à gérer.

La fenêtre de socialisation se situe entre 3 et 12 semaines environ. Pendant cette période, tu dois exposer ton chiot à un maximum de situations :

  • Bruits urbains (voitures, camions, sirènes)
  • Personnes variées (enfants, personnes âgées, personnes en fauteuil)
  • Autres chiens de tailles et tempéraments différents
  • Surfaces variées (grilles métalliques, sol mouillé, herbe haute)
  • Environnements différents (centre-ville, forêt, marché, gare)

Attention : socialisation ne veut pas dire surcharge. Chaque expérience doit être positive et progressive. Si ton chiot montre des signes de stress (queue basse, oreilles en arrière, léchage de babines), tu prends du recul. L’objectif c’est de construire sa confiance, pas de le submerger.

Si tu adoptes un setter adulte dont tu ne connais pas l’historique de socialisation, le travail reste possible mais demande plus de patience. Faire appel à un professionnel du comportement canin peut vraiment accélérer les choses. Un club canin avec des éducateurs habitués aux chiens de chasse sera un allié précieux dans cette démarche.

Setter anglais en famille : le chien de chasse devenu compagnon

Vie en appartement : possible mais sous conditions

Est-ce qu’un setter anglais peut vivre en appartement ? Oui. Est-ce que c’est l’idéal ? Non. Mais soyons pragmatiques : un setter en appartement qui sort 2 heures par jour en forêt sera plus heureux qu’un setter dans un jardin de 500 m2 qui ne voit jamais l’extérieur.

Les conditions non-négociables pour la vie en appartement :

  • Minimum 1h30 d’exercice physique par jour, dont au moins une sortie en espace ouvert où il peut courir
  • Des stimulations mentales quotidiennes (jeux de recherche, apprentissage de nouveaux ordres)
  • Un propriétaire présent ou un système pour éviter les longues heures de solitude

Le point de comparaison que j’utilise souvent avec mes clients : si tu as un mode de vie compatible avec un berger australien, tu peux envisager un setter anglais. Les besoins en dépense sont comparables.

Setter et enfants : les précautions à prendre

Le setter anglais est réputé pour sa douceur avec les enfants, et c’est vrai. C’est un chien patient, affectueux, qui adore jouer. Margaux, une de mes clientes, me dit souvent que sa setter Coco est « la meilleure baby-sitter du monde » avec ses deux filles de 4 et 7 ans.

Cela dit, quelques règles de bon sens s’appliquent :

  • Ne jamais laisser un enfant en bas âge seul avec le chien, même le plus doux du monde. Un setter adulte pèse 25 à 30 kg et ne mesure pas toujours sa force quand il est excité.
  • Apprendre aux enfants à respecter les signaux du chien : quand il se lève et s’éloigne, il demande la paix.
  • Attention à la queue fouettante du setter en mode joyeux : à hauteur de visage d’enfant, ça peut faire mal.

Cohabitation avec d’autres animaux

Avec d’autres chiens, le setter anglais s’entend en général très bien. C’est un chien sociable qui aime la compagnie de ses congénères.

Avec les chats, ça dépend. Si le setter a grandi avec un chat depuis chiot, la cohabitation se passe bien dans la grande majorité des cas. En revanche, introduire un chat adulte chez un setter adulte qui n’en a jamais côtoyé peut être plus délicat : son instinct de chasse peut se déclencher face à un petit animal qui fuit. Si tu envisages cette situation, je t’invite à lire mon guide pour adopter un chat quand on a déjà un chien.

Avec les petits animaux (oiseaux, rongeurs) : la prudence est de mise. Un chien sélectionné pour chasser le gibier à plumes risque de voir ton hamster ou ta perruche comme une proie potentielle. La cohabitation est possible avec une gestion rigoureuse de l’environnement, mais ne compte pas sur l’éducation seule pour inhiber cet instinct.

Anxiété de séparation chez le setter anglais : comment la prévenir

C’est un sujet qui me tient à coeur parce que je vois trop de setters développer ce problème alors qu’on peut l’éviter avec les bonnes habitudes dès le départ.

Le setter anglais est un chien qui crée un lien très fort avec son humain de référence. C’est une qualité quand tu es présent. Ça devient un problème quand tu t’absentes et que le chien n’a jamais appris à gérer ça.

Voici mon protocole de prévention, que j’applique avec tous mes clients propriétaires de setters :

  1. Dès les premiers jours : laisse ton chiot seul dans une pièce pendant 5 minutes. Reviens sans fanfare. Pas de grandes retrouvailles émotionnelles. Tu normalises ton départ et ton retour.
  2. Semaine après semaine : augmente progressivement la durée. 5 minutes, puis 15, puis 30, puis une heure. Toujours en s’assurant que le chien est détendu avant de partir (après une promenade, après un jeu).
  3. Crée un rituel positif : avant de partir, donne-lui un jouet d’occupation (Kong fourré, tapis de léchage). Il associera ton départ à quelque chose d’agréable.
  4. Évite l’hyper-attachement : ça semble contre-intuitif, mais ne réponds pas systématiquement à chaque demande d’attention. Ton setter doit apprendre qu’il peut être bien même quand tu n’es pas à côté de lui.

Si ton setter montre déjà des signes d’aboiements excessifs quand il est seul, c’est un signal d’alerte à prendre au sérieux. Plus tu interviens tôt, plus c’est facile à corriger.

Besoins physiques et activités pour un setter équilibré

Le setter anglais est un athlète. Ce n’est pas un chien qu’on promène : c’est un chien avec qui on vit des aventures. Ses besoins varient selon son âge, et c’est quelque chose que beaucoup de propriétaires sous-estiment.

Âge du setter Durée d’activité / jour Activités recommandées Précautions
Chiot (2-6 mois) 30-45 min fractionnées Jeux courts, socialisation, suivi naturel Pas de sauts, pas d’escaliers, croissance fragile
Adolescent (6-18 mois) 1h à 1h30 Promenades longues, pistage, rappel en milieu stimulant Activité modérée sur sol dur, attention aux articulations
Adulte (18 mois – 8 ans) 1h30 à 2h Canicross, randonnée, agility, mantrailing, nage Nettoyer les oreilles après baignade
Senior (8 ans et plus) 45 min à 1h Promenades calmes, jeux de flair, nage douce Surveiller les signes d’arthrose, adapter le rythme

Un setter anglais qui ne se dépense pas assez, c’est un setter qui va trouver lui-même de quoi s’occuper. Et en général, ses idées ne sont pas les tiennes : trous dans le jardin, coussins éventrés, fugues à répétition, aboiements. La dépense physique n’est pas un luxe pour cette race, c’est une condition d’équilibre.

Santé du setter anglais : les points de vigilance

Dysplasie de la hanche et surdité congénitale

Le setter anglais est un chien globalement robuste, avec une espérance de vie de 10 à 14 ans. Mais comme toutes les races, il a ses prédispositions.

La dysplasie de la hanche concerne environ un quart des setters anglais. C’est une malformation de l’articulation de la hanche qui peut entraîner de l’arthrose, des boiteries, et dans les cas les plus graves une quasi-paralysie. Pour limiter les risques, choisis un éleveur qui fait tester les parents (radiographies des hanches cotées) et évite les exercices intensifs pendant toute la période de croissance de ton chiot.

La surdité congénitale touche jusqu’à 10% des setters anglais. Elle est souvent liée à la couleur de la robe (les robes très claires sont plus à risque). Un test BAER (Brainstem Auditory Evoked Response) peut être réalisé dès 6 semaines pour la détecter. Un setter sourd peut mener une vie tout à fait normale, mais son éducation devra passer par des signaux visuels plutôt que vocaux.

Otites à répétition : la rançon de son amour de l’eau

Le setter anglais adore l’eau. Flaques, rivières, lacs, mer : il se jette dedans dès qu’il en a l’occasion. Le problème, c’est que ses oreilles tombantes créent un environnement chaud et humide propice aux infections.

L’otite externe est le souci de santé le plus fréquent chez le setter. Pour la prévenir :

  • Sèche soigneusement l’intérieur des oreilles après chaque baignade
  • Nettoie les oreilles une fois par semaine avec une lotion auriculaire adaptée
  • Vérifie régulièrement l’absence d’épillets ou de corps étrangers après les sorties en nature

Si ton setter secoue la tête, se gratte l’oreille ou si tu détectes une odeur inhabituelle, consulte ton vétérinaire rapidement. Une otite traitée tôt se soigne en quelques jours. Négligée, elle peut devenir chronique.

🐾 Le setter anglais est-il fait pour toi ?

Réponds à ces 7 questions pour évaluer ta compatibilité avec cette race.

Conclusion

Le setter anglais est un chien qui donne beaucoup, à condition qu’on respecte ce qu’il est : un chien de chasse reconverti en compagnon, pas l’inverse. Il a besoin d’exercice, de cohérence dans les règles, et surtout de ta présence. Ce n’est pas un chien pour tout le monde, et c’est normal. Si tu es prêt à bosser son rappel avec régularité et à accepter sa nature de pisteur, tu auras un compagnon d’une loyauté et d’une tendresse rares. Comme me l’a dit Laurence après six mois de travail avec Figaro : « Je ne changerais de chien pour rien au monde. Il fallait juste que je comprenne comment il fonctionne. » C’est exactement ça. Comprendre le setter, c’est déjà l’éduquer à moitié.

FAQ

Le setter anglais peut-il vivre en appartement ?

Oui, à condition de lui offrir au minimum 1h30 d’exercice quotidien dont des sorties en espace ouvert. Un setter en appartement correctement dépensé sera plus heureux qu’un setter en jardin qui ne sort jamais. La vraie question n’est pas la taille de ton logement, c’est le temps que tu consacres à ses sorties.

Comment apprendre le rappel à un setter anglais ?

Commence par le suivi naturel dès les premières semaines (change de direction, récompense chaque retour spontané). Utilise ensuite la longe de 10 mètres pendant plusieurs mois. Entraîne le rappel dans les lieux de promenade habituels, pas uniquement dans le jardin. Et surtout, ne rappelle pas uniquement pour remettre la laisse : le rappel doit toujours être associé à quelque chose de positif.

Le setter anglais est-il un bon chien de famille ?

C’est un excellent chien de famille grâce à sa douceur, sa patience avec les enfants et sa sociabilité. Il faut cependant une famille active, prête à lui consacrer du temps pour ses sorties et son éducation. Les familles sédentaires ou souvent absentes ne sont pas le bon profil pour cette race.

Combien de temps d’exercice par jour pour un setter anglais ?

Un setter adulte a besoin d’environ 1h30 à 2h d’activité quotidienne, incluant des sorties en liberté dans des espaces ouverts. Pour un chiot, les sorties doivent être plus courtes et fractionnées (30-45 minutes par jour) afin de protéger ses articulations en croissance.

Le setter anglais s’entend-il avec les chats ?

Si le setter a été socialisé avec des chats dès son plus jeune âge, la cohabitation se passe généralement bien. Introduire un chat chez un setter adulte qui n’en a jamais côtoyé demande plus de précautions en raison de son instinct de chasse. Une introduction progressive et supervisée est recommandée.

À quel âge commencer l’éducation d’un setter anglais ?

Dès son arrivée à la maison, soit vers 8 semaines. Le suivi naturel, la socialisation et les premiers exercices de rappel doivent commencer immédiatement. La période entre 3 et 12 semaines est critique pour la socialisation. Plus tu attends, plus le rattrapage sera long et difficile.

Sophie

Sophie

Educatrice canin

Bonjour, je suis Sophie ! 🐕
Passionnée par les chiens depuis toujours, j’ai transformé cette passion en métier il y a 15 ans en devenant éducatrice canine comportementaliste. Basée dans l’Essonne, j’ai eu la chance d’accompagner des centaines de chiens et leurs humains vers une relation plus harmonieuse.
Mon parcours a commencé dans un refuge à 17 ans, où j’ai découvert la complexité du comportement canin et l’importance d’une éducation bienveillante. Aujourd’hui, avec mon diplôme d’éducatrice canine et ma formation de comportementaliste, je partage mon expérience à travers Complicité Canine.
Je vis avec Luna, ma Border Collie de 13 ans qui m’a tout appris, et Pixel, un Beagle rescapé que j’ai eu la joie de rééduquer. Ils sont ma plus belle preuve que patience, amour et méthodes positives fonctionnent toujours.
Ma mission ? Vous aider à créer ce lien unique et magique avec votre compagnon à quatre pattes !

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